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Printemps

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ISABELLE ADJANI

marraine du Printemps des Poètes 

Une 28e édition d’exception !

Du 9 au 31 mars 2026, dans tous les territoires de France et dans plus de 50 pays à travers le monde, le Printemps des Poètes, avec 17 millions de participants nationaux en 2025, fédérera de nouveau une diversité d’énergies et une multiplicité de talents autour de la célébration de la poésie. Avec pour thème de cette 28e édition – Liberté. Force vive, déployée.

La liberté

En cette journée internationale des droits de la femme, où le droit de vivre libre de toute violence et discrimination est un droit fondamental, voici quelques citations.

« Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère. »  Simone de Beauvoir

L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain. » Stendhal.

« Simple, forte, aimant l’art et l’idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer ni être dominée. » Louise Michel

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« Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours » Benoîte Groult

 « Quelle erreur pour une femme d’attendre que l’homme construise le monde qu’elle veut, au lieu de le créer elle-même. » Anais Nin.

 « Il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons accomplir en tant que femmes. » Michelle Obama.

Dans le cadre de ce printemps de poètes, impossible de ne pas citer le poème "Liberté" de Paul Eluard.

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Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Peinture de Martine Desgrippes Devaux

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)

Les poèmes du Cercle

La liberté d'aimer

 

Des dessins de maisonnées

Aux couleurs claires et étoilées 

De belles nouvelles nous arrivent 

Nos joies vibrent et vivent

 

Des arbres verts et vaillants

Les oiseaux jouent dans le vent

Le travail prépare l’avenir 

Demain, l’amour et les rires

 

Il faut de la force pourtant

Collective, juste et concertée

Pour donner à nos enfants 

La liberté de vivre et d'aimer

 

La force de voir le bon là où il est

De la transmettre, de l'enseigner

Celle d'être heureux dans l'instant 

De notre chance être conscients

 

La force de dire oui ou non

Appuyés sur de bonnes raisons 

Celle d'agir au bon moment

Quand le ciel devient menaçant 

 

Sur le thème du Printemps des Poètes 2026 

« La liberté. Force vive déployée ». 

 

Marceau, 6 ans, Léon, 9 ans et Papa

Le jeudi 29 janvier 2026

Kevin Zagni

LA LIBERTE   FORCE VIVE DEPLOYEE

 

 Mes forces vives m’accompagnent

 elles m’aident à vivre

ma liberté va de pair

rien ne peut l’arrêter

lorsque je suis emprisonnée

 je n’ai plusqu’une idée

m’évader !

 Dans mes veines coulent un sang bouillant

il circule rouge et vivant

 rapide, libre de ses mouvements

 c’est la force vive déployee

 ma liberté

 merci à la vie

 qui veille sur moi

 et à ma liberté 

  

DANYDEB

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Il chante

à tue-tête

il est en fête

senteurs folâtres

gerbe de fleurs

la rêverie chevillée

à ses escapades brûlantes

et mirifiques

il part frôler

le féerique

et la folie.

Il reviendra

tout en liesse

se posera

la tête enfiévrée

épanoui de senteurs

enfrissonné d’ivresse

et le ciel à ses pieds.

La vie carillonne

et résonne

et je m’enroule

dans l’exubérance

et l’exaltation

de ce moment

de printemps

ou tout devient

possible.

Ou tout se fait

ou tout s’éclot

dans l’émoi

du petit matin

tellement beau.

Dans la nuit blanche

tangue le stylo

tanguent les mots

tout encolorés

et sur la page blanche

ils racontaient

un arc-en-ciel.

Puis le stylo a repris

sa quête escorté

de ses joyeux drilles

laissant sur le bureau

ce mot extraordinairement

         beau

 tellement beau

                                                   

-----   liberté   ------

Quand l’hirondelle

annonce le printemps

danse et chanson

en ritournelle

tout est bon

dans la maison.

 

Des mots et des mots

en ribambelle

tout est beau

sous le chapiteau.

 

Valsons

les mots et les chansons

et roule roule la vie

qui rit.

Avec des mots

comme des vagues

vouloir

enfler forcir

les phrases.

vouloir

L’ampleur l’épique

la voix

qui porte l’esprit

pour faire grand

et triomphant.

avec des mots

vouloir émerger la vie.

       Je revois

leurs petites frimousses

gourmandes et curieuses.

   Leurs petites mains

  posées sur les genoux

     en attente sage.

         Les yeux

     étincelant d’or

    toutes regardent

        les mots

   venir vers elles.

   Et quand c’est fini

    toutes s’écrient

   encore….encore.

J’écris des mots

je les inscris

les rature l’ai triture

pattes de mouches

bleues

noires ou vertes

sur ma page blanche.

 

Ils sont des mots

qui font des phrases

des récits des histoires

et je les regarde

délirer

s’emmêler s’aimer

 

Et je les relis

les vois à nouveau

bien sages ordonnés

tout beaux.

Ils me regardent

me saluent

et on se reconnaît

dans notre histoire

qui s’écrit là

sur la page blanche .

Marie-Paule Demont

Achèvement

 

 

Qui saura étancher notre soif indicible ?

Nous nous approcherons du sommeil éternel.

Un murmure alangui entendra notre appel.

Le souffle sans pareil nous rendra invisibles.

 

Nous nous dirigerons vers le dernier éveil.

Un miracle éperdu sera notre futur.

Un soupir interdit suivra notre conseil.

Le matin offrira sa robe de verdure.

 

Gagnerons-nous le ciel où dorment les chimères ?

Une flamme immaculée délivrera le sort.

Nous irons vers l'Amour et son ultime terre

et l'âme immaculée guidera notre essor.

Appel sacré

 

Lorsqu’un appel sacré pénétrera mon âme,

Mon cœur débarrassé de ses terribles drames

Ira cueillir la fleur au jardin de l’amour

Qui m’offre ses parfums doux comme le velours.

 

Un sourire accueillant chassera mon ennui

Et la paix adorée des amoureux bénis

Envahira mon être ignorant l’atonie

Des plaisirs rabougris et des songes finis.

 

Un désir infini chassera l’avanie

Et un souffle léger rafraîchissant mon être

Guidera mon désir vers l’ultime harmonie

Dégagée de la nuit et du trouble paraître.

 

Une joie inouïe oubliant la tristesse

Conduira mon esprit vers le monde infini

Où s’épanche alanguie la flatteuse allégresse

Qui fouette le plaisir et chasse l’ironie.

Marc Rébéna

Consécration

 

 

Nous irons sans pleurer vers d'autres hémisphères.

Un sourire discret saura nous attendrir.

Je sais que notre amour appelle le mystère.

Un guetteur attardé rira de nos plaisirs.

 

Un songe inexploré vivra notre partage.

La nuit attisera nos désirs solitaires.

Un automne enjoué sera notre héritage.

Nous serons emmenés vers d'autres univers.

 

Qui viendra nous rejoindre à l'aube du baiser ?

Plus rien ne troublera nos souffles enflammés.

Une annonce sacrée saura nous enchanter

et le signe éternel viendra nous consacrer.

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Libres vraiment ?

 

 

Libres, est-on libres vraiment ?

Entravés que nous sommes par des chaînes invisibles

qui musellent les bouches, corsètent les sentiments

et brident les esprits.

Nos existences mièvres sont tellement prévisibles.

Nous avançons avec la certitude ancrée de diriger nos vies.

 

Mais tout nous est contraint,

pour le moins suggéré, trop souvent imposé.

Prisonniers de nos liens,

nos volontés bafouées peinent à s'en libérer.

 

En bons petits soldats, nous avançons,

respectant tous les dogmes, consignes et injonctions

persuadés pourtant que seuls nous décidons.

 

Oh liberté si chèrement acquise 

qui nous fait croire qu'on agit à sa guise.

Il est si bon de s'en persuader.

 

« Que l'on touche à la liberté

et Paris se met en colère »

 

Alors qu'avons-nous fait de nos combats d'hier,

de nos fières révoltes, de nos justes valeurs ?

 

La liberté ne serait-elle qu'un leurre,

Une chimère, une belle imposture ?

 

Il nous faut pour la reconquérir,

braver les interdits, lever des poings rageurs.

Sous le joug même des dictateurs,

la vivre intensément,

respirer son parfum enivrant

et toujours la défendre et toujours la chérir.

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Le temps qui passe...

 

Je voudrais retenir le temps qui passe

Graver les noms avant qu'ils ne s'effacent

 

Ma mémoire déborde de trop de souvenirs

ceux d'une vie qui bientôt va finir

 

Hier j'étais jeune, riche d'incertitudes,

et déjà au bonheur savais l'inaptitude

 

Mais les années défilent

rendant les corps et les âmes fragiles

 

J'ai peur de vivre et de vieillir,

j'ai peur du présent, de l'avenir,

 

De la mort aussi parce qu'elle emporte tout

et un jour m'éloignera de vous

 

Je veux croire que tout est encore possible

Malgré de l'âge les tourments prévisibles

 

Il faudra bien pourtant un jour se résoudre à partir

et larguer les amarres comme le font les navires

 

Je n'irai pas très loin, à hauteur d'horizon

et vous regarderai traverser les saisons

 

Et là où je serai, rien n'aura d'importance

je partirai légère comme on est dans l'enfance

 

avec pour seul bagage

vos rires en cascade et vos si doux visages.

Marie-Françoise Malherbe

La séparation

 

Un jour notre amour s’est tari

comme d’une rivière son lit

 

après un été chaud interminable

 

La nuit nous est tombée dessus

avec son vieux manteau noir

 

Nous sommes devenus des étrangers

l’un à l’autre enfermés

 

dans notre tristesse nos rancœurs

 

nos corps et nos cœurs

devenus des inconnus

 

une terre lointaine

 

Nous n’osions pas encore prononcer

ce mot terrible de « séparation »

 

et comme des enfants

craignant l’irréparable

 

nous tentions misérables

 

de gagner ou de perdre du temps

 

Mais le sablier s’écoulait inéluctablement

 

et un jour l’un de nous deux

osa prononcer le mot fatidique

 

tout s’enchaîna alors

sans retour possible

 

le nœud gordien était tranché

 

nous ne serions jamais plus deux

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Nos échos

 

Les enfants sont comme nos échos de la vie,

écoutez bien leurs cris innocents

au fond des cours de récréation !

Ils ressemblent terriblement

aux chants des oiseaux.

Encore faut-il les reconnaître ?

 

Parfois tristes, parfois gais

comme des annonces de l’hiver

ou du printemps, c’est selon.

Et comme les oiseaux penchés

du haut des arbres,

les enfants vous regardent effarés

de leurs yeux ronds,

et à l’occasion ils effacent

d’un trait la laideur

sur le tableau noir du monde.

Méfiez-vous les adultes !

 

Un jour, ils vous jugeront

puis peut-être

ils s’enfuiront, éperdus,

comme les oiseaux

vers d’autres cieux

plus cléments,

petites bulles de soleil

portées au loin

par le vent

au-dessus des champs de blé.

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